Youssef Lamghari : En dehors des saisons



Entre les flancs de ma musette somnolent
Prémices pigmentées de grêle de sang d alcool 
De soupirs grillés souillés d envies spoliées 
Bêtises convoitées valeurs vénales en bernes
Socrate faché méditant coiffé de laurier éternel
De larmes tissés de gingembre de cris d hirondelles
De poèmes en braise de Lorka voltigeant en papillons
Cherchant refuge dans les Cathédrales médiévales
La soif des marins d Amsterdam en flacon de fumée
Des bannières de crainte aiguës pleines de Totems
De prophéties en palmier gommant les espaces en lumière
Les rayons font vibrer la rage invincibles des aurore asséchés
Les années tatouées de feu de chants de torture
De méduses vilaines en lambeaux sacrés périmés
Ravagent nos pépinières de sourire de sublimes échos
Un péché bestial copieux sans verrou sans chaîne
Nos larmes ont dorénavant la couleur de mes yeux
La fumée cultivée sur les cilles de ma biche féroce
Dans les impasses clôturés en dehors des saisons
Ou les décombres des serments hypocrites traduisent
Mes jours en parasites enragés et cendres des lilas
Et dans les ténèbres des sanctuaires la trahison brûle
Pigeons chevelure hymnes en safran des ancêtres
Baisers en fugue mielleuses caresses veloutées en deuil
Papillons en rûte sirotant couleurs et brise matinale
Et moi hirondelle perdue dans l empire des satires
Jonché de pleurs hystériques des poètes orphelins
De mots hallucinés des derniers sages exhumés
Je cultive sur mes paumes tribales les nouvelles
Le pardon amené par les souffles du sirocco déserté
Les youyous de femmes maniaques longtemps dépressives
Cherchant l Arc en ciel mélancolique réduit en fumier
Oh Maman adorée je suis le fils du vent de nul part
Je vous hérite mes soupçons mes larmes ma chevelure
Et dites aux tartufes maniaques des sentiers ensorcelés
Le soleil se lèvera demain en plein cœur de l orage 

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